Céroïdes-lipofuscinoses neuronales 6, NCL6 (liée à CLN6)

 

 

Gène : CLN6

Mode de transmission : Autosomique récessif

Pour une maladie génétique autosomique récessive, un animal doit avoir deux copies de la mutation en question pour être à risque de développer la maladie. Les deux parents d’un animal affecté doivent être porteurs d’au moins une copie de la mutation. Les animaux qui n’ont qu’une seule copie de la mutation ne risquent pas de développer la maladie, mais ils sont des animaux porteurs qui peuvent transmettre la mutation à leur descendance.

Mutation : Substitution, gène CLN6 : c.668 G>A; p.(W223 STOP); Chr.B3.

Système médical : Neurologique

Races : Chat domestique

Âge d’apparition des signes cliniques : Par 20 mois

La famille des céroïdes-lipofuscinoses neurales (CLN) regroupe des maladies neurodégénératives dues à un déficit enzymatique lysosomale. Elles se caractérisent par une accumulation anormale de lipopigments autofluorescents, appelés céroïde-lipofuscine, au sein du tissu nerveux. Cette accumulation est neurotoxique et entraîne les symptômes neurodégénératifs observés cliniquement. L’évolution de la maladie est souvent rapide, conduisant au décès ou à l’euthanasie. Les cas de CLN sont très rares chez le chat, mais plus fréquents chez le chien. Il n’existe actuellement aucun traitement pour les CLN.

Un chat domestique de 20 mois présentait des symptômes neurodégénératifs, notamment une déficience visuelle et des crises d’épilepsie. L’imagerie par résonance magnétique a révélé une atrophie cérébrale. L’euthanasie a été pratiquée deux mois plus tard, et un examen histologique du tissu cérébral a mis en évidence de nombreuses inclusions cellulaires autofluorescentes, caractéristiques d’une lipofuscinose. Les analyses moléculaires ont révélé une mutation non-sens homozygote du gène CLN6, et le diagnostic post-mortem de CLN6 a été établi. Cette mutation présomptivement causale n’a pas été retrouvée lors du dépistage réalisé sur 234 chats sains. La prévalence de cette mutation au sein de la population féline plus large est actuellement inconnue.

Des mutations du gène MFSD8 ont récemment été identifiées chez un chat domestique isolé présentant des symptômes neurologiques et diagnostiqué comme atteint de NCL7.

 

Références :

Lien OMIA : [1443-9685]

Lyons LA. (2024) Genetic testing: practical dos and don’ts for cats.  J Feline medicine and surgery 26:1-13.  [pm/39648935]

Katz ML, Buckley RM, Biegen V, et al. (2020) Neuronal ceroid lipofuscinosis in a domestic cat associated with a DNA sequence variant that creates a premature stop codon in CLN6. G3 (Bethesda) 10:2741-51. [pm/32518081]

 

Avec les contributions de : Sarah Elabiad et Delphine Legault, Promotion de 2030, Faculté de médecine vétérinaire, Université de Montréal.